Dans les grandes contrées de neige Là où le blanc couvre le blanc Là où le froid ferme ses pièges Sur le sang chaud des renards blancs Sur ces étendues de blancheur Là où les flocons obliques tombent Sur les arbres nus sur le coeur Des fleurs vaincues et sur les tombes Au marbre veiné des litières Dernier fusain des cimetières Dans les grandes contrées glacées Un royaume ouvert sous le givre Où le dernier corbeau nous livre Le dernier point d'obscurité